Epilépsie

Les démons n’y sont pour rien !

L’« épilepsie » est une maladie neurologique chronique qui correspond à la survenue de plusieurs crises épileptiques. La crise d’épilepsie est causée par une décharge électrique soudaine dans le cerveau impliquant un nombre élevé de neurones, ce qui peut provoquer, en fonction de la localisation de la décharge au niveau du cerveau, une altération de l’état et du comportement de l’individu pouvant se traduire par des mouvements incontrôlés, des sensations inhabituelles et un état de confusion.

Il existe schématiquement deux grands types de crises d’épilepsie :

Les crises partielles : elles prennent naissance dans une région circonscrite du cerveau, elles se manifestent alors par des symptômes cliniques localisés (mouvements d’un membre, d’un hémicorps..). Elles peuvent se généraliser par la suite, si la décharge s’étend à tout le cerveau.

Les crises généralisées : la décharge est généralisée dans tout le cerveau et on n’arrive pas à déceler un foyer épileptique d’origine. La symptomatologie clinique est aussi généralisée (tout le corps est impliqué).

L’épilepsie peut se manifester très tôt, dès la naissance ou très tard, même après 60 ans. L’évolution dépendra du type de l’épilepsie et des pathologies associées. Mais généralement, chez l’enfant, l’épilepsie disparait vers l’adolescence, c’est le cas notamment des épilepsies idiopathiques (c’est-à- dire sans cause sous- jacente). Dans certains cas, l’épilepsie peut s’aggraver, ou résister aux traitements antiépileptiques.

La grande partie des épilepsies de l’enfant est idiopathique, très probablement dues à une anomalie génétique.

Avant de retenir qu’une épilepsie est idiopathique, le neuropédiatre, en en s’aidant d’un faisceau d’arguments, cliniques, biologiques voir radiologiques, cherchera à éliminer une cause organique sous-jacente ; à titre d’exemple :

des lésions cérébrales causées par un manque d’oxygène, par exemple à la naissance ou en raison d’une malformation des vaisseaux sanguins ;

des malformations du tissu cérébral ;

des tumeurs cérébrales ;

un traumatisme cranio-cérébral à la suite d’un accident ;

une encéphalite d’origine bactérienne (méningocoques, rougeole, hépatite C) ou virale (virus de l’encéphalite à tiques) ; ou des troubles métaboliques.

Les enfants épileptiques sont souvent étiquetées comme des personnes avec un handicap et de ce fait privés d’un épanouissement social, scolaire et par la suite professionnel satisfaisant.

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’épilepsie est beaucoup plus grave par ces conséquences précitées que par elle-même. Un enfant épileptique est un enfant comme tous les autres et doit être considéré comme tel. Ses difficultés peuvent être contournées par les différents types de rééducation, des classes spécialisées, des formations professionnelles…

L’hygiène de vie reste tout de même très importante chez les enfants épileptiques, surtout les heures de sommeil qui doivent être régulières.